Le Typewriter vous emmène à… Kuala Lumpur

Ancienne ville minière, Kuala Lumpur a bien évolué. Elle est devenue une ville extrêmement vivante, quadrillée par un vaste réseau routier et s’élevant au gré des gratte-ciels, véritables symboles d’un développement aussi soudain qu’inattendu.

Certains autochtones honnêtes confesseront volontiers toute la difficulté que l’on rencontre à se déplacer dans la ville. Rien que la marche à pied y est une expérience à part entière, rendue singulière par l’ignorance des passages cloutés et l’aléatoire jeu des feux de signalisation. C’est un véritable sport auquel tout le monde s’adonne. Et pour survivre face aux conducteurs fous, l’excellence doit être de mise.

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Le symbole universel de la Malaisie : un temps le plus haut bâtiment du monde, aujourd’hui reconnu comme les tours jumelles les plus hautes de la planète. Source : http://bit.ly/1ulRagF

 

Ce sont ces singularités qu’au fond, nous aimons détester. Le moindre trajet en bus ou en tramway est une expérience en soi. Et même si les transports en communs vous mèneront d’un point A à un point B, mieux vaut éviter de s’y aventurer aux heures de pointe. D’une manière générale, il faut d’ailleurs toujours éviter les heures de pointes ! Les chauffeurs de taxi ont tendance à vous encercler comme des vautours et à vous escroquer sur le prix de la course. Le marchandage est toujours de bon ton. Prenez place à l’arrière, et profitez alors d’explications et de thèses colorées sur la vie politique malaisienne.

Au final, vous ne trouverez rien de plus agréable que de vous faire indiquer votre chemin  par un local. Kuala Lumpur n’est pas un pur paradis touristique mais recèle des merveilles cachées. Et pour les découvrir, rien de mieux que de connaître la personne qui peut vous les indiquer.

 

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Culture, nourriture et shopping chinois en Malaise (ne leur parlez pas de Chinatown !). Source : http://www.virtualmalaysia.com/wp-content/uploads/2014/01/IMG_8570.jpg

 

A bien des égards, Kuala Lumpur est en fait un enchevêtrement de petits villages, qui ont chacun leurs caractéristiques, et qui forment une grande ville. Il y a par exemple Bangsar, cœur supposé du militantisme local et qui abrite quelques centres commerciaux modernes. Nous pouvons également évoquer Brickfields, fenêtre ouverte sur la culture indienne et lieu de concentration de restaurants qui vous servent dans des feuilles de bananiers. Les coréens se regroupent à Ampang, une sorte de banlieue. Ceux qui chercheraient un Chinatown pourront se diriger vers Petaling street. Plus près du centre-ville, Old Town (la vieille ville, NdT) attire pour ses promenades et son côté rétro. A proximité, la zone du Golden Triangle est un paradis pour le shopping et les hôtels branchés avec vue sur les Tour Jumelles Petronas, endroit idéal pour un selfie et joyaux de l’architecture musulmane moderne.

La Malaisie est aussi le nirvana pour les gourmands. Oubliez les restaurants guindés, et préférez les gargotes locales. Il y a de fortes chances pour que vous tombiez sur un plat délicieux et pas cher. On dit traditionnellement qu’une échoppe sobre est souvent signe de qualité. C’est là tout l’intérêt d’un pays qui a une grande tradition culinaire : il n’est point besoin que la cuisine soit parfaite pour qu’elle soit grande.

 

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Un restaurant typique : du riz cuit à la vapeur et un choix infini d’accompagnements. La visite vaut toujours le coup. Source : http://bit.ly/1ypWT2G

 

Pour que le repas soit définitivement une réussite, partagez-le avec un ami. Aucune liste exhaustive des bons restaurants de Kuala Lumpur n’est possible. Mais si vous êtes d’habiles utilisateurs de Google, ou que vous avez pu récupérer des adresses par-ci par-là, vous pourrez vous constituer un petit annuaire. Notez que ce ne serait que temporaire. Les échoppes ne restent que rarement ouvertes longtemps. Il y a un important turnover des restaurateurs, ce qui vous permet de renouveler sans cesse votre expérience.

Kuala Lumpur offre le merveilleux contraste d’une ville grandissante et vieillissante à la fois. On y retrouve les fondamentaux : les familles pluri-générationnelles, les marchés multilingues bruyants, et même des forêts. Mais dans le même temps, on voit émerger des touches de modernité : les cafés hipsters, les restaurants de cuisine fusion, et des commerces novateurs installés dans des bungalows.

 

mamak2Un restaurant old school. Aujourd’hui, beaucoup sont climatisés et sont équipés de télévisions. L’endroit parfait pour voir un match de football.
Source : http://thehungrybackpackers.files.wordpress.com/2014/02/img_1295.jpg?w=1200

Mais il y a encore mieux que tout ça : les noctambules qui apprécient les longs dîners arrosés n’auront pas besoin de se mettre en chasse d’un bar. La plupart des restaurants restent ouvert jusque tard. Le meilleur exemple est sans doute les établissements de la firme Mamak, institution malaisienne gérée par la diaspora indienne musulmane du pays. Imaginez des pubs, mais bien éclairés, ouverts tard, sans alcool mais avec beaucoup de nourriture, le tout pour presque rien. Ces endroits raviront les fans d’apéros à la sortie du bureau ou de matchs de foot matinaux, les adeptes des soirées chicha et des fringales nocturnes, ou simplement ceux qui voudront juste échapper à la chaleur et à l’humidité du climat estival constant de cette région.

Ces endroits sont sûrement parmi les plus représentatifs de Kuala Lumpur dont le centre-ville bondé et les banlieues rurales symbolisent parfaitement la Malaisie toute entière.

 Auteur: Nicholas Wong

Traduction: Vincent Escoffier

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